poil

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Le poil est une production filiforme de l’épiderme, couvrant partiellement ou intégralement la peau des mammifères.

Chez les animaux, lorsque la couverture de la peau est complète, on parle de pelage (la fourrure étant elle composée de poils et de peau). Chez l’humain, la pilosité relative au sommet de la tête s’appelle la chevelure et celle concernant le menton est la barbe, enfin celle du menton et du cou est appelée la crinière chez les autres animaux à poils laineux.

 

Un poil très épais (plus de 0,20 mm de diamètre) est appelé ‘soie’.

Analyse à fin d’identification : Les poils de mammifères, qui peuvent notamment être récoltés sur des pièges à scotch’, sont utilisés par les naturalistes pour identifier des animaux (espèce) voire des individus au sein d’une population, via l’information génétique (ADN) qu’ils contiennent sur l’individu ou la population dont il fait partie.

C’est en particulier l’une des techniques utilisées:

– en zoologie, pour le suivi d’animaux devenus rares ou difficiles à observer (loup, ours…);
– en criminologie (de même que les cheveux), pour la recherche d’indices ou même de preuves.

En toxicologie ou écotoxicologie ou pour la police criminelle, l’analyse du plomb, du mercure, de l’arsenic, etc dans les poils ou cheveux permet d’identifier un empoisonnement par ces métaux.
Dans le domaine médical ou vétérinaire, on considérait traditionnellement que la vigueur et la brillance du poil d’un animal, voire du cheveux humain pouvait donner des informations sur l’état de santé.

Des études ont porté sur les oligo-éléments et métaux-traces trouvés dans les cheveux ou poils. Certaines ont montré que le taux moyenne en certains oligo-éléments essentiels est inférieur chez les patients victimes de certaines maladies, ou que le taux en éléments toxique augmentait dans d’autres, ou parfois diminuait (par exemple pour le mercure moins présent dans les cheveux de bébés autistes, mais plus dans leur cerveau) L’analyse capillaire peut donc secondairement contribuer au diagnostic, post-mortem notamment de maladies spécifiques ou empoisonnements.
Des associations statistiquement significatives ont aussi été trouvées entre les résultats d’analyses des cheveux et certaines variables démographiques. Par contre, la corrélation entre la présence d’éléments essentiels dans les cheveux d’animaux et de ces mêmes éléments dans les organes n’est que rarement vérifiée.

La marge d’erreur dans les analyses peut être significatives. Dans le domaine médical, la normalisation et certification des laboratoires pour l’analyse de poils, est en cours d’organisation.

La lutte anti-dopage peut utiliser des cheveux ou poils pour y trouver la trace d’un dopage chronique ou répétée (profil de consommation sur plusieurs mois, voire des années, selon la longueur de la mèche disponible). L’identification de stéroïdes anabolisants dans les cheveux a fait l’objet de rares publications scientifiques. une étude a fait un point récent sur les valeurs physiologiques de référence de la testostérone (radio-immunologie, classiquement utilisée pour le dosage de la testostérone plasmatique). 100 mg de cheveux prélevés suffisent. Cette étude a utilisé des cheveux prélevés chez 25 sujets non sportifs (quatre enfants, neuf femmes et 12 hommes). Les échantillons ont été lavés et solubilisés à chaud dans de la soude. Les taux variaient de 0,6 à 2,7 pg/mg chez l’enfant, et de 1,8 à 6,4 pg/mg chez la femme, pour 3,6 à 23,3 pg/mg chez l’homme. Tout résultat dépassant 30 pg/mg doit laisser suspecter (après confirmation d’analyse par la technique de référence qu’est la chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse ou CPG-SM). Ce mode d’analyse simple et rapide permet des résultats rapides pour un grand nombre d’échantillons, et pourrait donc être utilisé pour lutter contre le dopage.

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